cadeau d’anniversaire pour notre tidibi chéri

les gâteaux vegan et les bougies ont inspiré vendredi soir certaines d’entre nous, et, vite, vite, on s’est prises par la main pour aller trouver un peu d’intimité dans une caravane et… écrire des cadavres exquis.
lus par nos soins et avec force émotion lors du cabaret sexy et inoubliable de ce soir-là, ils ont arraché des râles de joie à la foule et déclenché une hystérie collective qui a duré jusqu’à la queer food du sur-lendemain : on nous sommait de rendre nos oeuvres publiques, pour le bien de toutes. voilà donc les joyaux.

J’écris ce que je veux
et je laisse un bout
ouvert
ouvert et tes yeux grands ouverts et
tes pores. Ces seules portes empruntables, pour finir en unique issue. Laquelle emprunter parait
facile. Et après ?
Facile et après…
Et avant , il y avait des bestioles sans têtes –
Des métaphores de métamorphoses, des corps
disloqués et des
paraboles sans têtes
mais elles déambulent
en effroi
me plonge au fond de moi
et le galet roulis sur la surface de mon cerveau
en bataille, les porcs mangent la merde qu’on leur donne. Ils sont rouges et étincelants de tout leurs sacrifices, mais. MAIS –
le sexe libérateur
me prend et me fait peur.
Car à l’heure on les bleus bâteaux s’échouent
les vagues relents de l’écume
s’embrument
et l’élan vague. Le mot s’errase.
Et la jouissance est là.

***

Ça m’appuie le sang compressée la tête
compressée alouette
et la tête alouette
m’a pris par les blettes
qui jutaient là dans la marmite
alors qu’un pantalon bleu me sautait
aux jambes – prendre ses jambes au coup. Putain si seulement.
Je veux ; tellement. Pourtant, je suis là,
plombée, collée au sol.
Les sens en cabriole, ma peau qui dégringole, les membres se rafistolent
la colle lui colle aux fesses, elle replie le bas de ses chaussettes et
ses seins débordent
m’enveloppent et me bordent
m’étripent et me soulèvent
créent de nouvelles lèvres. Pour dire, parce qu’il
le faut encore, dire, crier. Allez, criez…
c’est le moment ou jamais de barbouiller vos vies
de rouge à lèvres
infini
le mot de la fin
fini par l’hein…haine
l’haine de la hanche
et non celui qui s’épanche.
Alors le dieu batard (et batard c’est merveilleux) étanche sa soif. Oui, dieu est mort, soyons heureuses.

***

Ma muse me joue des tours
elle m’entoure de sa ruse
j’accuse !
Les clous de ma ceinture m’enfoncent (oui ils sont vivants) des choses
délicieuses dans la bouche
j’en prends à la louche,
me pourlèche et me délèche – et déleste,
me déleste, oublie tout
jette mes souvenirs dans le trou
balance la terre
balance la terre dans ma bouche
ça me touche
alors donne moi ton casque,
ça me touche,
ça m’englobe,
m’entourloupe,
me tripote le fond du globe oculaire et ma chatte mouille. Je sens le sang se gonfler
et me prendre. Tout, une claque, un doigt, une caresse,
ta main, ta vie et la mienne, je veux. Mais pas
seulement, ça ne suffit pas.
Il me manque tes bras
la chaleur de tes bras qui m’ensorcèle,
m’en-ficelle, me porte, me pose, m’enlace,
me transporte, me lèche, m’écrase, me cloute,
m’habille.
Me déshabille, forcément,
m’emporte au dedans.

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À propos de TDB

Squat transpédégouine et féministe à Toulouse

Publié le novembre 23, 2010, dans bonus. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

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